27 novembre 2007
RD Congo: Liste du nouveau gouvernement congolais
La nouvelle équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Antoine Gizenga compte 44 ministres dont 3 ministres d'Etat et 12 vice-ministres, selon un decrét présidentiel rendu public tard dans la nuit du dimanche à Kinshasa.
Cette nouvelle équipe gouvernementale dont on attendait la réduction d'effectif, a été pratiquement réduite au tiers, en comparaison de la précédente équipe qui comprenait 60 ministres dont 6 ministres d'Etat et 20 vice-ministres.
Le remaniement ministériel recentre le pouvoir exécutif sur le Parti pour la reconstruction et le développement (PPRD) du président Joseph Kabila, avec près de la moitié des ministères dont 2 ministères d'Etat sur 3.
Voici la liste du nouveau gouvernement congolais:
Ministres d'Etat
- Agriculture: M. François Joseph Mobutu Nzanga Ngbangwe
- Intérieur, Décentralisation et Sécurité: M. Denis Kalume Numbi
- Près le Président de la République: M. Nkulu Mitumba Kilombo
Ministres
- Près le Premier ministre: M. Godefroid Mayobo Ngantien
- Affaires étrangères et de la Coopération internationale: M. Antipas Mbusa Nyamwisi
- Défense nationale et Anciens combattants: Chikez Diemu
- Justice et Droits humains: M. Mutombo Bakafua Nsenda
- Relations avec le Parlement: M. Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Sefu
- Plan: M. Olivier Kamitatu Etsu
- Finances: M. Athanase Matenda Kyelu
- Budget: M. Adolphe Muzito
- Portefeuille: Mme Jeannine Mabunda Lioko
- Economie nationale et Commerce: M. André Philippe Futa
- Communication et Médias: M. Emile Bongeli
- Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction: M. Pierre Lumbi Okongo
- Industrie, Petites et Moyennes Entreprises: M. Simon Mboso Kiamputu
- Transports et Voies de communication: M. Charles Mwando Nsimba
- Genre, Famille et Enfant: Mme Philomène Omatuku Atshakawo
- Enseignement supérieur, universitaire et Recherche scientifique: M. Léonard Masuga Rugamira
- Enseignement primaire, secondaire et professionnel: M. Maker Mwangu Famba
- Mines: M. Martin Kabwelu Labilo
- Energie: M. Salomon Banamuhere Baliene
- Hydrocarbures: M. Lambert Mende Omalanga
- Postes, Téléphones et Télécommunications: Mme Louise Munga
- Environnement, conservation de la Nature et Tourisme: M. José Endundu
- Santé Publique: Victor Makwenge Kaput
- Urbanisme et Habitat: M. Sylvain Ngabu Chumbu
- Affaires foncières: M. Edouard Kabukapua
- Emploi, Travail et Prévoyance sociale: Mme Marie Ange Lukiana Mufwankol
- Fonction publique: M. Laurent-Simon Ikenge Lisambola
- Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale: M. Jean-Claude Muyambo Kyassa
- Jeunesse et des Sports: M. Willy Bokonga.
Vice-ministres
- Intérieur: M. Joseph Davel Mpango Okundo
- Affaires étrangères: M. Ignace Gata
- Vice-ministre des Congolais de l'étranger: Mme Colette Tshomba Ntundu
- Défense nationale et Anciens combattants: M. Luc Amuri
- Droits humains: M. Claude Bizibuye
- Finances: M. César Lubamba
- Budget: M. Célestin Mbuyu
- Travaux publics: Gervais Nturumenyerwa Kimonyo
- Mines: M. Victor Kasongo Shomary
- Développement rural: M. Xavier Bonane
- Recherche scientifique: M. Rugabishe
- Enseignement professionnel: M. Arthur Sedea Ngama wa Busu.
RD Congo: Plus d'un million de personnes vivent avec le VIH/SIDA
Les cas de SIDA signal és chez les adultes et enfants de 0 à 49 ans en RD Congo sont au nombre de 1.230.000 à ce jour, selon le ministère des Droits humains dans un document reçu lundi à la PANA.
Le nombre des orphelins dus au SIDA, indique, en outre, le ministère, est de 430.000 et que des efforts sont déployés au niveau du gouvernement pour contribuer à l’atténuation de l’impact socio-économique du VIH/SIDA sur l’individu, la famille et la communauté, par le renforcement de la réponse du secteur des Droits humains au SIDA.
La Belgique compte 21.000 Congolais
Bruxelles, Belgique - Un total de 21.000 ressortissants congolais résident à titre légal en Belgique, selon un rapport de l'Office belge des étrangers, dont la PANA a pris connaissance, mercredi.
L'Office des étrangers est l'organe de l'Etat belge habilité à accorder le séjour aux étrangers arrivés en Belgique. Selon ce rapport, il s'agit de Congolais ayant gardé la nationalité congolaise. En effet, depuis l'assouplissement de la loi sur la naturalisation, de nombreux Congolais résidant en Belgique ont opté pour la nationalité belge. Le rapport ne précise pas le nombre de Congolais naturalisés Belges.
Selon le même rapport, on compte 81.000 étrangers de nationalité marocaine résidant en Belgique. Ces Marocains ont décidé de garder leur nationalité d'origine, alors que la très grande majorité des ressortissants du Maroc travaillant en Belgique se sont naturalisés Belges.
Ainsi, la communauté marocaine, composée de Marocains ayant opté pour la nationalité belge et ceux ayant gardé la nationalité d'origine, avoisine les 500.000 individus et constitue la communauté africaine le plus importante de Belgique.
Le rapport de l'Office des étrangers souligne que la Belgique compte au total 932.161 étrangers de toutes origines, sur une population dépassant les 10 millions d'âmes.
Ce rapport ne concerne évidemment pas les sans-papiers qui sont estimés à 100.000 personnes en Belgique, parmi lesquelles de nombreux Africains, notamment des Congolais.
Les partis politiques qui négocient le nouvel accord gouvernemental sont tombés d'accord pour la régularisation des sans-papiers pouvant prouver qu'ils ont résidé au moins 4 ans en Belgique, ou trois ans pour les femmes avec enfants.
Cet accord permettra la régularisation de quelque 10.000 étrangers, selon les estimations des organisations de défense des droits de l'Homme qui ont tenu de nombreuses manifestations pour réclamer des partis politiques une opération de régularisation massive des sans-papiers.
Le nouvel accord gouvernemental ne sera mis en application qu'après la formation du nouveau gouvernement, mais les négociations entre les partis politiques ont été rompues à la suite d'un désaccord sur la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles, Halle, Vilvoorde (BHV).
Les sans-papiers, qui avaient nourri l'espoir d'être régularisés, devront attendre encore quelques mois.
Se/Pana
10 novembre 2007
Incroyable: Mobutu Honoré par les congolais !
Il n'est plus question de se cacher comme c'était le cas dans les années 1990-1997, les congolais, surtout á kinshasa se promenent desormais en T-shirt avec l'effigie du grand dictacteur Maréchal du Zaire Mobutu,mais aussi des panneaux dans plusieurs coins de la capitale avec la tete du Chef. Cet effigie n'est pas sans inscription, il est bien écrit << TOKO BOSANA YO TE>> veut dire tout simplement Nous ne vous oublierons JAMAIS....
Plusieures interrogations face á cette écriture, est ce nous n'oublierons jamais ce que tu nous a enduré ou nous n'oublierons jamais la paix dans la misere? ou tout simplement si vous etiez encore lá notre misere ne serait pas au stade actuel?
Parmi les Congolais les opinions sont partagées,certains pensent que Mobutu est seul responsable de la situation actuelle,ce n'est qu'un prolongement de sa mauvaise gestion,d'autres estiment que 11 ans apres la mort du Marechal, aucun gouvernement ne peut plus le presenter comme bouc émissaire de son incapacité á ameliorer la situation, le Rwanda en est un exemple...La vieillesse rend sage estiment les autres, la situation serait moins catastrophique s'il etait encore en vie et chef d'Etat.
Mais l'autre opinion est que cet emergence du sentiment Mobutiste devrait plutot interpeller le pouvoir en place, il est plutot un message de désavoiement de la politique actuelle. Avec tout ce que le Marechal president a fait au peuple congolais, et que ceux-ci se souviennent de lui comptent tenu des malaises sociales devrait inquieter le gouvernement. Eviter qu'un vieux dictacteur mort vous raproche dans les sondages de popularité..
Le procureur Tshimanga ou la voix de son maitre Josef Kabila
A une situation exceptionnelle ,une solution exceptionnelle...Et SI le procureur Tshimanga s'occupait beaucoup plus de l'essentiel au lieu de jouer le bouc émissaire dans un cas politique qui depasse largement sa compétence.Personne ne résiste á la volonté du peuple,le Maitre t'ordonnera bientot d'abandonner cette fameuse poursuite qui peut affaiblir davantage son fauteuil...
"Ne prends pas d'avocat, sinon ton affaire va se compliquer plus". Plus d'unprévenu a entendu cette prase de la bouche d'un juge, d'un procureur ou d'um simple garde pénitencier. C'est que la chaîne de la corruption émmmaillote bien ces trois niveaux de la procédure. Procureur général de la république et le pouvoir en place se sont entendus pour ''faire la peau'' au leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba sans état d'âme.
Bah oui, qu'a-t-il fait que de dire, redire et répéter ce que souhaitait Jospeh Kabila ? Dans une histoire qui depasse la justice et les institutions normales, le PRG Tshimanga Mukeba est le petit soldat qui monte au front sur l'ordre de ses généraux qui ont la stratégie, à lui les phrases énormes ,les menaces contre le leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba. Les gesticulations de ce haut magistrat étonne plus d'un congolais . Alors que la garde présidentielle a attaqué trois fois la résidence de Bemba en voulant l'assassiner. Les commanditaires du massacre de la population sont libres et nullement inquiétés par ce procureur corrompu qui veut seulement contraindre Bemba à l'exil. Ses formules à l'emporte pièce qui n'honorent pas la justice congolaise pourtant il y a des hommes intègres dans cette institution qui voient d'un mauvais oeil cette justice instrumentalisée par Joseph Kabila.
On le voit à présent, les juges congolais sous la pression politique de l'entourage de Kabila avec comme objectif éliminer politiquement Jean-Pierre Bemba près avoir raté de l'assasssiner en présence des ambassadeurs occindentaux. Car tous les congolais savent que la garde présidentielle pompeusement appellée garde républicainne a attaqué plus d'une fois la résidence de Bemba. Lors des évenements du 22 , 23 mars dernier, elle était appuyée par les militaires angolais.
le Procureur Général principal, c’est à dire Tshimanga, qui est aussi un très proche du PPRD, le parti au pouvoir ne dépense pas la même énergie lors qu'il s'agit de massacre des populations et autres crash des avions poubelles qui ont fait plusieurs morts au sein de la population souvent autoriser à voler par l'entourage de Kabila. Les autres magistrats se sont en coulisse ainsi plaint du fait que le PGR Tshimanga Mukeba interférait beaucoup avec les affaires traitées par d'autres procureurs, et l’action du Procureur Général principale était souvent liée à des objectifs politiques.
Le souci c'est qu'aujourd'hui tout ce qui touche à la justice ressemble à une corruption de l'appareil judiciaire. Avec beaucoup de duplicité, les juges perdent autorité et compétence, même s'ils sont sincères ils semblent être utilisés par le régime en place...
Elle est belle la justice indépendante de la RDC, il est glorieux ce régime de Joseph Kabila qui envoie ses redoutables services de sécurité pour arrêter les originaires de l'Equateur et du Kassai ,des journalistes, et ce procureur corrompu qui rejette le principe de la présomption d'innocence ...Il est plus que temps de "faire le ménage" puisque politiques et magistrats sont complices et compromis dans des affaires de detournements de derniers publics, faux et usage de faux, fraude fiscale, massacre des populations civiles,corruption etc...
Ce qui est sûr, depuis lors, il n'y a plus eu de sanctions aussi dures contre des magistrats convaincus de pratiques illicites.
Le dernier élément de rempart contre la corruption dans la magistrature, la promotion au mérite, ne fonctionne pas non plus. La promotion ne se fait pas à l'ardeur au travail et à la conscience professionnelle. Pour occuper des postes valorisants dans la justice, il n'est pas nécessaire d'être bon travailleur. Une bonne allégeance suffit au camp présidentiel. C'est d'ailleurs la leçon de chose que l'on donne aux nouveaux magistrats qui viennent de prêter serment : " savoir choisir le bon camp et se mettre sous la coupe de bons parrains ". Ne surtout pas flirtrer avec l'opposition démocratique.
Des indices sur l'existence du pétrole trouvées par une société britannique
La société britannique d'exploitation et de production pétrolières, SOCO, a indiqué mercredi à Kinshasa avoir trouvé des indices sur l' existence du pétrole dans le bassin de la cuvette centrale de République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de la Radio Okapi, parrainée par les Nations Unies.
Selon la radio, des études scientifiques plus approfondies permettront de confirmer cette existence de pétrole.
José Sangwa, directeur de la SOCO, a déclaré que son entreprise a découvert des indices de l'existence du pétrole dans ce bassin. Il est nécessaire de négocier avec l'Etat congolais afin qu'un contrat de partage de production soit conclu, a-t-il ajouté.
Il n' y a aucun danger quand aux méthodes d'exploitations utilisées car ce sont des méthodes qui respectent pratiquement l'équilibre de l'écologie, c'est-à-dire qui n'affectent pas l'environnement et utilisent des paramètres naturels, a affirmé M. Sangwa, cité par la Radio Okapi.
De son côté, le ministre congolais des Hydrocarbures Lambert Mende Omalanga a affirmé attendre le rapport des experts du secrétariat général, précisant que ce n'est qu'après cette étape qu'il pourra aller en discussion avec cette société.
La RDC a une faible production du pétrole brut, moins de 40.000 barils par an, alors que le pays est baigné par la même nappe pétrolière que celle de l'Angola, du Congo-Brazzaville et du Gabon, pays voisins qui produisent nettement plus que la RDC.
Se/ Xinhuanet
Pétrole dans la cuvette Centrale: Etudes exploratoires de 9 ans
Un programme d'études exploratoires de 9 ans est encore nécessaire avant l'exploitation pétrolière de la Cuvette centrale de la RD Congo, a déclaré, jeudi, M. Paul Ashton, géologue et directeur de Soco/Afrique, une filiale de la société pétrolière, l'Association Soco/Dominion.
"Nous avons trouvé des insuffisances qui peuvent être améliorées sur la base d’autres études à mener sur un vaste programme de 9 ans", a dit M. Ashton, qui a indiqué que son entreprise va consacrer 6 ans pour les études préliminaires "à l’issue desquels on pourra connaître la structure du bassin qui nous permettra de procéder au forage plus tard et d’estimer les réserves de ce bassin".
Pour ce faire, l'entreprise a choisi les blocs 7, 8 et 9 pour l’exploration, car, a indiqué M. Ashton, ces zones détiennent beaucoup de potentialités et possèdent des indices d’huiles.
L'Association Soco/Dominion, qui opère également en Angola et au Congo/Brazzaville, envisage de déployer ses recherches dans d'autres bassins sédimentaires de la RD Congo.
Se/Panapress
Kabinda: maladie proche de la folie, 40 nouveaux cas
La réapparition à Kabinda, d'une maladie non encore identifiée et semblable à la folie connaît un rebondissement. Selon des sources médicales, 40 nouveaux cas viennent de s'ajouter dans la même zone de santé, rapporte radiookapi.net
Les caractéristiques de la maladie sont les mêmes que celles des cas précédents. Elle attaque les filles dont l'âge varie entre 12 et 25 ans. La malade, une fois atteinte, s'agite, pleure, se déshabille et devient agressive contre son entourage immédiat. En plus, elle débite des propos obscènes. " Pour l'instant, la seule satisfaction, c'est qu'on n'apas encore déploré des pertes en vies humaines de suite de cette maladie", se console le Docteur Rose Mwambele, médecin chef de zone de santé de Kabinda. Actuellement, poursuit-elle, les malades subissent un traitement de substitution, avec des antipaludéens et des sédatifs. Ce traitement ne présente jusque kà ni malaise ni effets secondaire. Mais face à la persistance et à l'augmentation du nombre de nouveaux cas, le Docteur Rose Mwambele souhaite un déploiement d'un neuropsychiatre dans son aire de santé. Il faut, indique-t-elle, identifier cette maladie, son origine et ses causes avant de se prononcer sur un traitement approprié. Rappelons que cette maladie avait fait son apparition dans cette contrée en 2002, 2003 et 2006.
Se/Radio okapi
Le Rwanda dément son incursion à l’Est de la RDC
Un officiel rwandais a éca rté mercredi la présence des soldats rwandais à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), affirmant qu’aucun élément des Forces de défense rwandaises n’avait traversé la frontière des deux pays.
"Le Rwanda n'a aucune intention de traverser la frontière entre les deux pays, ce que nous souhaitons est la neutralisation des forces négatives du mouvement rebelle des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) opérant à l’est de la RDC", a déclaré à la PANA le porte-parole de l’armée rwandaise, le major Jill Rutaremara.
Dans la région du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC, des combats violents opposent depuis quelques mois les troupes loyalistes de Kinshasa estimées actuellement à plus de 20.000 hommes aux différents groupes rebelles, dont notamment celui commandé par un officier dissident rwandophone de l’armée congolaise, le général Laurent Nkunda.
La Mission de l’ONU au Congo (MONUC) et l’armée congolaise avaient allégué récemment qu’il y aurait eu une incursion des éléments de l’armée rwandaise sur le territoire congolais, traversant clandestinement la frontière pour aller combattre dans les rangs du général Laurent Nkunda.
On rappelle à ce titre qu'au cours d’une interview exclusive accordée à la PANA, en septembre 2006 à partir de son fief à Nyamitaba (Est de la RDC), le général Nkunda avait démenti ces allégations affirmant que tous ses combattants sont des "Congolais rwandophones qui luttent pour protéger leur peuple".
Se/Panapress
08 novembre 2007
Constitution:Les Kabilistes veulent tricher
The post :Edition n°9-438 du mercredi 7 novembre 2007
POLITICS
Des députés de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) veulent faire de Kabila un dictateur. Lundi 5 novembre, à l'initiative du député ‘‘indépendant'' Tshibangu Kalala Kalala, 310 élus ont apposé leurs signatures sur une proposition de révision constitutionnelle pour permettre au chef de l'Etat ainsi qu'au ministre de la Justice de siéger au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette proposition suicidaire pour l'indépendance du pouvoir judiciaire a été déposée au bureau de l'Assemblée nationale qui venait d'adopter, au cours d'une plénière conjointe avec le Sénat, le règlement intérieur du Congrès. La procédure de révision de la Constitution figure bien parmi les matières relevant de la compétence du Congrès. ‘‘ Nous avons déposé au bureau de l'Assemblée une proposition pour obtenir la révision de l'article 152 de la Constitution et permettre que le président de la République et le ministre de la Justice fassent partie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) '', a confié Me Tshibangu. L'initiateur de la proposition a expliqué qu'il souhaitait voir aussi entrer au CSM des représentants de la société civile (avocats, universitaires, militants des droits de l'Homme). ‘‘ Nous devons moderniser cette institution, comme c'est le cas dans d'autres pays comme la France ou la Belgique. Le CSM ne doit pas être un simple syndicat de la magistrature '', explique le député sans toutefois convaincre. Avocat de son état, Tshibangu ignore qu'en France le président Nicolas Sarkozy plaide pour son exclusion du Conseil supérieur de la magistrature justement pour réaffirmer le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Pire, il ignore aussi que la Belgique sur laquelle il se cache pour exécuter son monstrueux hold up juridique contre le pouvoir judiciaire n'a rien d'une République. Chose grave, les initiateurs de la proposition de révision font fi de l'article 220 de la Constitution de février 2006 qui aligne l'indépendance du pouvoir judiciaire parmi les matières ne pouvant faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle. Aucun député de l'opposition n'a apposé sa signature au bas de ce document.
Selon la Constitution congolaise, le CSM n'est constitué que de magistrats. Il propose nominations, révocations et éventuelles sanctions des magistrats du siège, qui sont inamovibles et dont l'indépendance est garantie par la Constitution. La loi organique devant déterminer l'organisation et le fonctionnement du CSM n'a pas encore été adoptée. ‘‘ La tentative de nos collègues s'inscrit dans une logique de violation de la Constitution. Revoir ce texte de loi dans ce sens serait remettre en cause l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif '', a estimé le MLC Fidèle Babala.
Les députés signataires demandent aussi la révision de l'article 110 de la Constitution, pour permettre à un député de récupérer son mandat après avoir exercé d'autres fonctions, ainsi que de l'article 197, pour faire bénéficier aux députés provinciaux, eux aussi élus au suffrage universel, d'une immunité au même titre que les députés nationaux pendant la durée de leur mandat. La révision constitutionnelle peut être proposée par le chef de l'Etat, le gouvernement après délibération en Conseil des ministres, chacune des chambres du Parlement à l'initiative de la moitié de ses membres, ou par ‘‘ une fraction du peuple congolais '' (100.000 personnes) s'exprimant par une pétition adressée à l'une des deux chambres.
La révision n'est définitive que si la proposition ou pétition est approuvée par référendum ou si l'Assemblée (500 élus) et le Sénat (108 élus), réunis en Congrès, l'approuvent à la majorité des trois cinquième.
Réagissant à cette tentative de tricherie, le Syndicat national de magistrats du Congo (SYNAMAC) a soutenu que la présence des membres de l'exécutif au sein du CSM serait ni plus ni moins une grave violation de la Constitution et remettrait en cause l'indépendance du pouvoir judiciaire. Le magistrat Nsambayi Mutenda, président du SYNAMAC a mis en garde contre les risques de mise sous tutelle de la magistrature congolaise. Ce principal syndicat de magistrats congolais estime que le président a déjà trop de pouvoirs et n'a plus besoin d'en avoir d'autres qui feraient de lui le Mobutu de la RD Congo.